..........................La vie est magnifique lorsqu'on peut partager les bons moments avec ceux qu'on aime
.....................................................................................................................................................Robert et Pauline


............................................Pour ceux qui ont apprécié la lecture de notre récit au Viet Nam nous tenterons
...................................................... encore une fois de partager nos «rocambolesques» aventures en VR.
..............................................................Bonne lecture, nous attendons vos commentaires.

lundi 28 février 2011

«JE ME SOUVIENS»


Au camping, dans les stationnements, sur la route, partout nous pouvons lire la devise  «Je me souviens» sur les plaques d’immatriculation.  La présence des Québécois n’est pas surfaite.  Notre présence francophone avec notre accent est omniprésente.  De façon générale ce n’est pas dérangeant.  Les gros colons existent surement mais nous ne les avons pas encore rencontrés.  Mais des gros colons il y en a dans tous les groupes de la société.  Je suis convaincu que ce n’est pas typiquement rien que de «chez-nous».  Mais là je sens que je m’aventure sur un terrain glissant.  Il semble que nous n’avons plus le droit de parler de «NOUS» sans se faire accuser de racisme, de xénophobie.  Mais si nous ne sommes pas «NOUS» qui sommes nous?  Sommes-nous vous?  Et si nous sommes vous, sommes nous saouls? À moins qu’on soit fou?  Ouf! J’arrête je suis tout mêlé…  Que sais-je?



C’est à cette question que je voulais répondre  quand je me suis retrouvé ici à Pompano Beach le temps d’un hiver de ma jeunesse.  Me v’là bien avancé 39 ans plus tard.  Je mesure la distance parcourue, mes rencontres, ma vie, Pauline, Véronique, les petites, et tout le reste.  Je suis fier.  Je me pose moins la question : Qui suis-je?  Aujourd’hui je m’interroge différemment sur le sens de la vie.  Mais je m’interroge toujours. 
C’est Jean Gabin qui a dit
 «Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !  La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses  On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses  C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !»

p.s.  Ce soir le 28 février 2011 j’ai gagé l’exacta 6-4 dans la première course.  J’ai remporté 21,00$.  J’ai pas perdu la main.                                    
«Je me souviens»

dimanche 27 février 2011

HAWAI 5-0


En ce dimanche du 27 février nous n'avons pas trop de route à faire pour notre prochaine destination.  Le John Prince Park and Campground est localisé à Lake Worth à la limite de West Palm Beach.  Un très grand camping avec des bonnes installations.  Nous y arrivons tôt, vers 11h15.  Notre emplacement est disponible.  Installation rapide nous voilà déjà partis pour Miami Beach.  Aussi bien profiter du week end pour aborder cette ville car les autoroutes à 6 voies de large chaque côté laisse comprendre que la circulation doit être assez intense durant les heures de pointe pendant les jours ouvrables.  C'est ce que nous confirme la préposée à l'accueil.
Nous arrivons assez facilement à notre destination localisée à environ 100 km de notre camping. Nous longeons les quais où sont amarrés les bateaux de croisière qui quitteront dans les prochaines heures.  Il y en a quatre d'attachés.  C'est assez spectaculaire.  La route aussi est spectaculaire.  Les rangées de grands palmiers. La marina intérieure et les grands yachts privés. Les gattes-ciels qui se détachent en arrière plan.  Tout est là pour créer l'atmosphère que le cinéma nous suggère à propos de Miami.
Les premières annonces de stationnement à 25$, prix fixe pour la journée, nous surprennent.  Mais encore moins que les autres annonces à 30$, même 40$ aussitôt que nous approchons du bord de la mer et d'Océan Drive.  Et ce n'est pas pour créer l'atmosphère seulement.  Pour ce prix là dans un State Park j'ai un emplacement avec une table de pique-nique, l'eau, l'électricité et le Wi Fi.  Ici je ne peux même pas camper.
Deux tours de blocs.  La chance est avec nous, je me trouve un emplacement sur borne payante en bordure de la 14 ième avenue.  À deux pas d'Océan Drive.  Plus près de tout que les stationnements à 30$.
Miami Beach ne déçoit pas.  L'architecture Art Déco des bâtiments, leur bon niveau d'entretien et de propreté, l'achalandage des terrasses où nous circulons entre les tables sur le trottoir donnent une atmosphère particulière à l'endroit.  Faut dire aussi que c'est la première fin de semaine du Spring Break des étudiants universitaire Américain.  Dans un bar particulièrement animé il y a des jeunes filles qui se font faire du body painting en plein air…tout à l'air.  L'artiste avec son airbrush est habile et est sans aucun doute inspiré par le support à son œuvre.  Et quand je dis support, fiez-vous à mon œil, c'est du support mes amis.
Nous descendons sur la plage.  Encore là l'atmosphère est survoltée.  Je situe l'âge moyen des jeunes sur la plage entre 16 ans et 24 ans.  C'est la fête.  



Plus à l'Est la foule est plus hétéroclite, de toutes les âges, des familles, des retraités, de tout.  Mais en plein centre de la plage et dans les bars de ce secteur j'aime mieux ne pas être là ce soir quand ça va fêter fort.  D'ailleurs nous quittons vers 18h00 et je peux vous dire que nous avons eu le temps de voir quelques corniauds éméchés qui semblaient chercher plus le trouble que la fête.
Ce fut une belle journée de visite, sans histoire.  Ainsi va la vie.
Ah oui j'oubliais, le titre?  C'est sans rapport mais il en fallait un.

samedi 26 février 2011

ON EST DANS DE BEAUX DRAPS

Ça fait déjà 12 jours que nous sommes partis.  Jusqu’à date nous pouvions dire que tout allait bien.  Aucun problème avec les véhicules.  Mon nouvel Enclave a la traction intégrale et je sens la différence quand je dois rouler un peu plus vite que ma normale.  Quelques fois, à l’approche des grands centres urbains, çà va mieux quand je roule avec le trafic ambiant qui est souvent plus rapide que ma vitesse normale de croisière.  Je constate alors une meilleure stabilité de conduite qu’avant.  Quoique avant c’était correcte mais maintenant c’est mieux.  Pour ce qui est de la roulotte la job de nettoyage des freins que j’ai fait avant de partir et l’inspection des roulements de roues font que tous va bien.  Les équipements fonctionnent numéro un, la planification d’itinéraire est adéquate, la température meilleure que ce que nous espérions.  Franchement jusqu’à date tout allait bien.

Aujourd’hui baignade à la piscine, lavage de l’auto, magasinage dans les Outlets de Véro Beach, puis un peu d'épicerie.  Jus de pamplemousse frais fait avec notre extracteur à jus.  Nous sommes dans la région de Indian River réputée pour la production d’agrumes.  C’est vrai qu’ils sont frais et meilleurs que … meilleurs que… c’est assez de même pas besoin de dire meilleur que où. 


Hier vendredi le 25 nous avons arpenté la région.  

Nous arrivons à un stationnement qui donne accès à la plage.  Il y a une bâtisse d’accueil, des douches, un lifegard en fonction.  Le drapeau jaune est levé.  Prudence normale conseillée.  Nous marchons sur la plage puis nous nous étendons au soleil.  Vraiment un beau moment.

C’est en revenant au véhicule, juste avant de partir que nous réalisons que nous sommes dans de beaux draps.
 
Nous voyons la pancarte du lieu où nous sommes : «Wabasso Beach».  

Wabasso Beach fait partie des plages considérée parmi les plus belles plages de la Floride.  Nous sommes d’accord.  

Même si nous n’étions pas dans les draps chauds de «flanalettes» de notre enfance avec leur étiquette «Wabasso», nous nous sommes vraiment sentis dans de beaux draps étendus sur cette plage…

Et l’aventure continue.

vendredi 25 février 2011

MIRACLE CITY

MIRACLE CITY.  Un instant.  J’ai entendu quelqu'un lire miracle cité comme dans la phrase « Les miracles du Frère André».  Non, non, non c’est pas çà.  Il faut dire «MIRACLE CITY» avec l’accent anglais.  Même je dirais avec l’accent Américain.  Pas comme si c’étais Pauline Marois qui parlait «in england» mais comme si c’étais Bob Graton.  «Mi rrrha  caallle».  Ok, c’est fait.  Alors pour ceux qui n’avait pas réussi la première fois on répète à voix haute «MIRACLE CITY».

C’est par un beau jeudi matin de ce 24 février que s’annonce une journée des plus paisibles.  Petit itinéraire à destination de Véro Beach.  Nous emprunterons la US 1 afin de rester le plus près possible de la mer et découvrir les villes et villages que nous traverserons. 

Premier arrêt à Daytona Beach.  Le gardien à l’entrée de la plage est prêt à nous laisser nous aventurer sur la dune de sable avec l’auto et la roulotte même si le règlement limite normalement la longueur hors tout des véhicules qui circulent sur la plage à 32 pieds.  Malgré sa permission j’aime mieux me stationner le long d’une rue asphaltée plutôt que de prendre le risque de fournir l’occasion à ses copains de rire d’un Québécois enlisé dans le sable avec sa roulotte et à son copain remorqueur l’occasion de faire quelques dollars pour le sortir de là. 
C’est quand même spécial de voir tous ces autos circuler et/ou stationner sur la plage dans ce qui me semble être assez bien organisé et civilisé.  Il y règne une belle atmosphère.  Les familles sont assez nombreuses.  Le week-end dernier, lors du Indy 500 çà devait être différent.   Le temps d’une marche et d’un lunch du midi nous voilà reparti sur la route.

Vers 15h30 nous sommes rendus dans la ville de Titusville quand nous remarquons que plein de gens traversent la rue avec leur chaise de parterre en direction des terrains et des commerces en bord de mer.  Pas quelques personnes.  Mais des centaines, des milliers.  Nous ne sommes pas habitués à voir une foule se masser de cette façon sauf pour un show rock ou une partie de hockey.  Mais en pleine après midi çà doit pas être un show rock et le ne connais aucun joueur de la LNH qui a signé avec un club de Titusville.  Qu’est ce qui peu bien attirer une foule ainsi?

Dans un stationnement de centre d’achat nous voyons plusieurs RV.  Nous y entrons et allons nous stationner entre deux autres véhicules.  Nous apercevons l’annonce du centre commercial.  Nous sommes à «Miracle City». 

Aujourd’hui le 24 février c’est la dernière mission à vie de Discovery.  Nous sommes directement en face de Cap Canaveral.  Dans moins de deux heures, vers 16h50 il y aura lancement de la navette spatiale.  D’où nous sommes nous voyons la rampe de lancement. Nous sommes aux premières loges pour assister à cet événement.  Nous aurions voulu planifier ce moment dans notre voyage que nous ne nous y serions jamais aussi bien pris.  Il flotte un air de fête tout autour.  Nous discutons avec des gens qui viennent de partout.  Chacun a son anecdote, son commentaire, son conseil comment mieux voir. 
Le temps de se faire un Expresso, nous nous installons avec nos chaises de parterres et la lunette d’approche sur trépied. 

Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre,…arrêt du décompte.  Que se passe-t-il? Pour une ième fois un départ de navette qui n’aura pas lieu.  Et tous ces gens qui se sont déplacés souvent de très loin.  Je discute avec une personne qui vient de Seattle.  Avec un autre  couple pour qui c’est la seconde fois qu’ils viennent ici pour assister à un décollage.  Pourtant la météo est belle.  Le ciel est clair.  Mais le responsable de Mission au centre spatial n’a pas un grand intérêt pour la déception que le report du décollage peut avoir sur les gens venus y assister.  La sécurité avant tout. 

La radio annonce que le décompte reprends dans quatre minutes…17H54 three, two, one, lift off…  Nous la voyons s’élever dans les airs.  La flamme derrière l’appareil est impressionnante, la trainée de fumée tout autant.  Nous entendons le grondement dans l’air.  Wow, séparation des deux boosters qui retombent vers le sol.  La navette et ses passagers poursuivent leur ascension jusqu’à ce que nous les perdions de vue.   Ils sont maintenant là haut en orbite autour de la terre.

Tout un événement que nous venons de vivre.  Rien n’était planifié.  


Oui la place porte bien son nom «MIRACLE CITY».

Pendant ce temps… sur terre…

Comme chacun le sait le «mal» aime bien fréquenter le «bien».  La foule était vraiment impressionnante et…et chacun y était venu en auto.  J’ai l’impression que les astronautes de la navette ont eu le temps de faire le tour de la terre au moins une fois avant  nous réussissions à reprendre la route à vitesse normale.  3 heures de trafic complètement congestionné avant de joindre l’autoroute dont l’accès est barrée par les policiers.  Une pause dans un stationnement à proximité d’un hôtel afin de profiter du WiFi pendant que nous  faisons notre souper.  1 heure plus tard l’autoroute enfin décongestionnée nous reprenons la route pour nous rendre à notre destination, Véro Beach, où nous arrivons vers 22h50 complètement fourbus mais heureux de cette journée miraculeuse.

mercredi 23 février 2011

Welcome Florida


C'est mardi le 22 févier que nous atteignons la mytique «Florida».  Un arrêt s'impose au Welcome Center pour y cueillir de nombreux dépliants, cartes et guides des différentes régions.  Mais aussi pour se faire servir le traditionnel verre de jus d'orange ou de pamplemousse frais par le personnel du centre.  La réputation des jus d'orange et de pamplemousse n'est pas surfaite.  L'accueil est excellent.  



Nous vérifions la disponibilité du prochain State Park où nous souhaitions aller.  C'est complet.  Nous apprenons que les State Park sont presque toujours complets à l'avance.  Nous apprenons et ferrons les réservations quelques jours avant pour ce type de terrain de camping.  Avec les guides papiers recueillis au Welcome Center et avec l'aide de «Madame On-Star» on trouve un camping disponible à proximité de notre destination : Saint-Augustine.
Le terrain est très bien.  Nous avons accès au bord de la mer où nous prenons une longue marche sur la plage pendant que Casieau court dans l'eau et les vagues.  Ce sont des beaux moments à conserver dans nos souvenirs.
Mercredi visite de Saint-Augustine.  Présentée comme étant la plus vieille ville des États-Unis la publicité vante son vieux quartier historique.  De l'avis de plusieurs une très belle ville.  Certain la compare au Vieux Québec pour son caractère historique avec l'influence Espagnol en plus. 
Nous avons visité la plus vieille maison de la ville et son contenu était très intéressant. Les objets d'époque authentiques.  L'histoire des Sœurs de Saint-Joseph qui ont construits et occupés cette maison est captivante.  Des Sœurs originaire de France amenées en terre d'Amérique pour éduquer des colons et des esclaves affranchis dans une langue différente de la leur.
Par ailleurs, dans l'ensemble de la vieille ville, il se dégage une atmosphère de Mont-Trembant, de Centre ville de Magog, de village d'Antan de Drummondville et de la Ronde tous çà dans un mélange qui me laisse songeur.  «This is America…»  Chacun ses goûts, c'est pas le mien. 
Mais «Welcome Florida» quand même.

lundi 21 février 2011

Qu’est-ce que je devrais faire, achetez des pommes ou des crevettes?

Qu’est-ce que je devrais faire, achetez des pommes ou des crevettes?

Nous sommes arrivés à Savannah en Georgie dimanche le 20 février, avons visité la ville lundi le 21.  Nous nous sommes installés au Skidaway State Park.  Les emplacements sont vraiment très bien.  Vastes et propres, au milieu d’arbres immenses.  Électricité, eau, câble télé.  Calme et nature tout en étant l’emplacement le plus à proximité du centre historique de Savannah.  À peine plus que 12 miles par la vieille route.  Le parcours vers la ville est tout à fait charmant.  Sur plus de 3 miles des arbres immenses sur lesquels pendent de la  mousse espagnol.  Le couvert végétal recouvrent littéralement la voute de la  route.  Nous circulons dans un long tunnel naturel. 

Savannah est une ville tout à fait agréable.  L’architecture typique des bâtiments du sud et un plan d’urbanisme qui a favorisé le développement des rues autours de nombreux carrés font de cette ville un lieu facile à marcher. Nous visitons une grande résidence.  Celle qui fut habitée par la fondatrice du mouvement scout pour les filles, les guides.  Elle était une connaissance de Sir Baden Powel et avait une maison en Angleterre et une maison à Savannah.  Celle de Savannah a été conservée intacte, avec les meubles, les accessoires d’origines et les peintures et sculptures de son occupantes. Très agréable visite.
La section du port avec les anciens entrepôts et ses usines à coton convertis en commerces, le secteur d’un vieux marché restauré, les cimetières bien entretenus, les fontaines et les parcs, de nombreux restaurants et des boutiques d’antiquités.  Dans un parc à proximité du musée des beaux arts plusieurs jeunes dessinent au grand air. Une belle ville quoi!

Nous prenons une pause au «Square Chippea».  Là assis sur un banc devant l’église presbytérienne je laisse mes idées vagabondées. 


C’est dans ce même parc que nous pouvons voir assis Forest Gump alors qu’une plume emportée par le vent tournoie autour du clocher de cette même église.  Là!  Devant moi!

Alors j’achète quoi, des actions d’une compagnie de pommes où des crevettes?

samedi 19 février 2011

Un train la nuit


19 février
Non, mais c'est pas vrai!  Pas encore une histoire du Capitaine Bonhomme comme raconté dans les aventures au Vietnam le 4 avril 2010  voir le lien suivant http://robertetpauline.blogspot.com/2010_04_04_archive.html)
Je le vois venir avec ses :
Un million de million de coups de sifflets... Oh! Oh! Oh!
Cinq cents coups de sifflets... Oh! Oh! Oh!
Trois coups,,, Tchou...Tchou...Tchou...
C'est vrai que l'air du sud c'est bon pour la santé et que çà donne un coup de jeunesse, mais là mon capitaine on va avoir de la misère à te croire si tu te vantes.
Toujours est-il que nous sommes au Lake Aire RV Park à Charleston en Caroline du Sud.  Très agréable comme endroit.  Partout sur le terrain il y a des Oies, des canards, des Dindes Sauvages qui se promènent.  Un couple de Bernache Canadienne, des juvéniles, y arrêtent passer l'hiver depuis deux saisons nous dit la propriétaire du site. D'habitude on regarde la batture en face de chez nous et on dit «Regarde, les bernaches s'en vont» mais voilà comme dans l'annonce de Loto-Québec aujourd'hui on peut dire «Regarde, les bernaches arrivent». Jack-Pot en moins mais le cœur léger.



Aujourd'hui nous avons visité la vielle ville de Charleston.  Un lieu plein de charme avec ses grandes maisons du sud construites fin 1700 début 1800.  Charleston est la ville où a été déclarée la grande guerre civil.  Cet événement et l'atmosphère du sud sont bien rendus dans «Autant en emporte le vent».  Pauline a cru apercevoir à quelques reprises Scarlet O'Hara tentant les bras vers le capitaine Rhett Bulter.  À moins que ce soit Vivien Leigh en train d'embrasser Clarke Gable. Moi je suis un peu perdu dans tous çà mais il y a un certain charme à croire à des histoires de film.  Nous dormirons sur le souvenir de cette grande histoire d'amour.  En tout cas la ville est bien jolie et vaut un détour.  



J'y pense. L'histoire du Capitaine Bonhomme. Hier durant la nuit une vibration m'a envahi. C'est arrivé en sursaut.  Comme dans ma jeunesse.  Plus les secondes passaient plus c'était intense.  Intense et incontrôlable.  Je me suis senti encore une fois comme il y a près de 10 mois, le 4 avril 2010.  Mais là c'était un peu différent, j'étais pas dans un train.  Mais en même temps c'était pareil.  Tout ce qui se passait dans ma tête.  Le son.  Encore plus intense.
Ouf…cela a fini par passer.  Mais à au moins 10 reprises durant la nuit c'est revenu.  Aussi fort à chaque fois.
La voie ferrée ne passe pas sur notre terrain mais c'est tout comme.  On ne voit pas le train mais le sol vibre.  Je suis content.  C'est pas moi qui vient…fou.
Cà m'empêche pas de vous dire Tchou…Tchou…Tchou…
À la prochaine.

vendredi 18 février 2011

À LA RENCONTRE DE «ROBERT»


Comment débuter le récit de notre voyage.  Je n’ai pas nécessairement le goût de faire du reportage au jour le jour mais il faut quand même que je rédige quelque chose de chronologique et cohérent.  Je pense que je vais faire un mélange de tout, sans m’imposer trop de contrainte.  Je verrai  bien à la fin qu’est-ce que çà va donner.
Nous voilà donc parti, comme prévu, mardi le 15 février pour une première halte à Beloeil.  Çà roule bien, pas de problème. 

 C'est qui qui dort dans le lit de Stella?  C'est Grand Papa qui dort dans le lit de Stella.  Et il dort bien.


Mercredi 16 février
Mercredi matin passage de la frontière à Champlain.  Le douanier américain, avec un beau large sourire, nous indique le chemin …vers le hangar de vérification. 
Après dix minutes d’attentes à l’arrêt sans que personne ne vienne nous voir je sors du véhicule pour m’informer de…  Je comprends vite que t’es mieux de ne pas t’informer de rien.  Ils viendront quand ils seront prêts m’explique-t-on poliment mais fermement.  J’ai compris. 
Deux gentilles matrones, chaussée de bottes de combat viennent à la fenêtre de l’auto.  «Laisser les clefs à l’intérieur de l’auto, donner nous les clefs de la roulotte puis vous deux rentrer dans le hangar on s’occupe de tout nous» disent-elles. 
L’une d’elles va chercher un chien renifleur pendant que nous patientons dans la salle d’attente.  Comme nous n’avons pas pu être témoin de la fouille on ne peut vous dire si le chien à flairer autre chose que la bouffe à Casieau.  Cependant je peux vous assurer qu’une fois de plus nous étions contents de ne pas avoir essayé de jouer aux plus fins avec le poste frontalier.  Nous avons repris la route l’âme en paix et le plancher de la roulotte souiller par les traces de pas plein de neige sale et de calcium de la matrone et quelques traces de pas de chien.
Puis nous roulons, roulons en traversant toutes les belles collines jusqu’à ce que vienne le temps de mettre de la gazoline dans mon char.
Un bref arrêt.  J’ai pas la berlue.  C’est lui.  Garou.  Pas le Garou de Sherbrooke,  Le vrai Garou.  Robert Charlebois. Probablement que c’est la plaque du Québec sur la roulotte à moins que ce soit mon accent «un peu Québécois» quand je parle en anglais mais le v’là tu pas qu’il me dit :
«Demain l'hiver, je m'en fous. Je m'en vais dans le sud, au soleil, Me baigner dans la mer et je  penserai à vous en plantant mes orteils dans le sable doux.»
J’en crois pas mes oreilles.  Je le croyais snob.  Mais le vl’à, comme çà sans raison, sur la route, à l’intention d’un Québécois qu’il ne connaît même pas,  qu’il s’amuse comme çà, sans raison.  Je réplique.  «Je vous laisse "le but du Canadien compté par Jean Béliveau sans aide." Je vous laisse les pieds gelés dans la "slotch", un transfert entre les dents. Je vous laisse mes chaloupes dans le portique, mes mitaines et ma gratte en plastique. Je vous laisse ma paix. Je vous donne ma paix.
Je me pousse en paix avec les canards»

Je lâche un cri à Pauline : « Eh Pauline c’est Robert Charlebois,… monte le son» 
Eh oui il nous a réellement accompagné un court moment.  Et vous…
Salut Robert, salut. l’hiver.

Jeudi 17 février
Avec 2 000 km de fait nous sommes rendus à Wilmington, en Caroline le bord de la mer.  Outre la température de 22 degrés celcius et les nombreux convertibles avec le toit ouvert qui nous dépassent l’intérêt de cet endroit est que c’est l’extrémité est de la route 40.  Elle se termine dans la mer sur le bord de l’Atlantique. J’ai été y mettre les pieds.
La route 40 traverse les Etats-Unis d’est en ouest.  Elle se termine en Californie à son autre extrémité.  «Ad mari usque ad mare»  J’irai la voir un jour.

lundi 14 février 2011

C'est demain


Aujourd’hui jour de la Saint-Valentin. Il neige et la visibilité est réduite au Kamouraska. Certain que nous ne nous aventurerions pas sur la route avec la roulotte par un temps pareil.  C’est pas grave, «don’t worry…be happy» car nous sommes à notre dernier jour de préparation.  Nous allons enfin partir demain… si la météo le permet.  Les prévisions sont favorables.  Nous sommes suffisamment prêts. 
Jusqu’à hier j’étais encore à me demander quelles routes j’allais emprunter pour quitter le nord. La route le plus souvent suggérée et utilisée par les «SnowBirds» est  la 401 vers l’Ontario pour joindre la 81 vers le sud sauf l’hiver à cause des zones de tempête et de grand vent provoqués par l’effet des Grands Lacs. Sur différents forums plusieurs suggèrent de prendre la 87 avant de joindre la 81 via la 295 à la hauteur de New York, certains suggèrent la 87 puis la 95 tout le long.  Différentes raisons sont évoquées pour choisir un itinéraire plutôt que l’autre.  Densité de circulation, conduite agressive, coût des péages, quantité et qualité des services le long du parcours, lieux d’arrêts fétiches sur le parcours du sud, le Flyng J de Carlisle en Pennsylvanie, South of The Border sur la 95.  Chacun son choix selon sa personnalité. 
Nous avons fait un choix alternatif.  Nous quitterons le Québec par la 87 pour faire route vers Lancaster en Pennsylvanie, un coin que nous connaissons.  Puis nous retournerons vers la 95.  De cette façon nous éviterons la circulation dense entre New York – Philadelphie – contournerons Baltimore et Washington sans trop allonger le parcours inutilement.  Rapidement après la Virginie nous rejoindrons la côte pour poursuivre par les routes secondaires en bord de mer.
Mais encore là je parle de plan, d’un projet d’itinéraire.  C’est demain que çà sera vrai, concret, vécu.  À suivre sur le lien suivant : http://robertetpaulineenvr.blogspot.com/

mardi 8 février 2011

Voici notre projet d'itinéraire

Il est probable que les dates s'adapteront au gré de nos aventures et découvertes.  À suivre...

lundi 7 février 2011

Partira / Partira pas / Partira


Depuis le 2 septembre, on peut dire qu’il s’en ai passé des phases de Partira / Partira pas / Partira.
Mais aujourd’hui nous sommes prêts pour l’aventure qui débutera le 15 février 2011.  Première expérience de conduite hivernale avec la roulotte.  Première expérience d’un départ pour près de 2 mois et demi.  Retour prévu aux environs de Pâques.

L'ITINÉRAIRE
 
Nous aborderons ce «roadtrip» du sud-est américain avec le moins d’idées préconçues possible.  Après un passage obligé du nord au sud notre circuit débutera en Caroline du Sud, la Georgie suivi du tour des côtes Est et Ouest de la Floride via les Keys, une partie du centre-nord, le Panhandle, la région du Golfe du Mexique, Destin, Pensacola.  Puis la Louisiane, la Nouvelle Orleans, la région de Lafayette, les Bayous, les grandes plantations.  La remontée du Mississipi par la Natchez Trail en passant par l’Alabama et Memphis, Tennesse.   Direction le Missouri, Saint-Louis, puis l’Illinois, Chigago et le retour.  Un parcours de près de 10 000km. 

À LA DÉCOUVERTE

Peut-être aurons-nous l’occasion de nous laisser surprendre par le dépaysement et la découverte.  C’est ce que nous souhaitons.