..........................La vie est magnifique lorsqu'on peut partager les bons moments avec ceux qu'on aime
.....................................................................................................................................................Robert et Pauline


............................................Pour ceux qui ont apprécié la lecture de notre récit au Viet Nam nous tenterons
...................................................... encore une fois de partager nos «rocambolesques» aventures en VR.
..............................................................Bonne lecture, nous attendons vos commentaires.

lundi 25 avril 2011

RETOUR À SAINT-ANDRÉ


Notre voyage se termine le 25 avril. 

En soirée nous admirons paisiblement un magique coucher de soleil sur le Saint-Laurent. 

Nous sommes très contents de ce voyage et avons hâte de partager nos meilleurs souvenirs.

Nous venons d’arriver chez nous.  Tout est à l’ordre.  Rien ne semble avoir changé.  Beau, beau mais immobile, trop immobile.

jeudi 21 avril 2011

RETOUR AU QUÉBEC

Le 21 au matin nous nous remettons en route avec l’idée de rejoindre Plastburg où nous prévoyions passer la nuit.  Nous avons planifié quitter tôt le lendemain matin afin de nous rendre à Beloeil. 

À la hauteur de la 81 je réalise que la distance qui reste à parcourir pour joindre Platsburg par les routes secondaires est la même que pour rejoindre Beloeil en empruntant l’autoroute.  Nous changeons donc notre plan. 

Nous arrivons à Beloeil vers 17h00.  Heureux de rejoindre Véronique, Jean François, Stella et Romane pour ce week-end de Pâques.

mardi 19 avril 2011

CHUTE

C’est de façon spontanée et sans me douter pas que je préparais le titre du prochain message que j’ai intitulé le récit du 17 avril RECHUTE. 

Après la journée complète du 18 avril à rouler et après avoir franchi le poste frontalier Canadien sans tracas nous nous arrêtons à la hauteur de Hamilton, Ontario pour la nuit.

Le mercredi matin 19 avril nous nous remettons en route à destination de Niagara Falls.  Nous y arrivons en fin d’avant-midi et y passons la journée.

Il y a trente sept ans de cela, nous y étions venus.  Dès les premiers pas dans la ville nous reconnaissons les lieux.  Nous entrons dans un restaurant «Ma-Mamia» où nous avions mangé alors.  Presque rien ne semble avoir changé.  J’y mange une lasagne qui goutte la même chose que dans mon souvenir de trente sept ans.  La serveuse confirme que la recette de la sauce est fidèle à celle d’origine.  Le restaurant opère depuis 1958.
La rue commerciale de Niagara est «Kitch» à souhait.  Mais d’un kitch poussé à l’extrême et entretenu et  mis en valeur d’une façon que je trouve charmante.  Il y a une atmosphère comme nulle part ailleurs.  J’aime bien.

Puis c’est la promenade le long de la chute.  Toujours spectaculaire cette immense chute.  À cette période de l’année le débit d’eau est très fort et les glaces n’ont pas encore quitté le pied de la chute.

Nous apprécions vraiment cette journée de détente dans ce décor romantique qui nous ramène à nos souvenirs de jeunesse.  Nous terminons la visite de Niagara pas un tour dans la grande roue.

Beaucoup de belles émotions.

Puis nous reprenons la route en empruntant le côté américain.  Nous rejoindrons Plastburg, New York pour revenir au Québec.  Mais ce soir nous arrêtons près de Rochester New York.  Un stationnement de Walmart nous accueille pour notre point de chute pour la nuit.

dimanche 17 avril 2011

RECHUTE

Comme prévue nous  débutons lentement ce dimanche matin du 17 avril.  Le temps de mettre de l’ordre dans notre logis et nos papiers afin d’être prêt lorsque nous franchirons le poste frontalier.  Puis quelques téléphones pour le plaisir.   

On a beau avoir eu de bonnes intentions quand nous avons adhérer aux A.A. mais la tentation est trop forte.  En plus nous sommes les deux d’accords.  Alors go nous voilà partit pour une rechute direction les Outlets.  Quelques achats comblent notre «soif».   

Vraiment un autre beau dimanche.

samedi 16 avril 2011

CHICAGO

Il pleut, il vente.  Non ce n’est pas la fête à la grenouille, c’est CHICAGO centre-ville.  Nous sommes impressionnés par les gratte-ciels de cette ville qui sont à notre avis plus beaux et impressionnants que ceux de New York.  Nous débutons par visiter le hall de l’hôtel Palmer.  Spectaculaire.  Puis une marche vers la bibliothèque municipale.  Un beau bâtiment garni d’immenses gargouilles.  L’intérieur est agréable, accueillant, donne le gout de s’y réfugier.  Au neuvième étage un jardin d’hiver intérieur plein de lumière.  Ce n’est pas le premier bâtiment public d’envergure que nous visitons aux États-Unis.  Dans les années ou ils ont construit ces installations ils n’ont pas eu peur d’investir dans des infrastructures de qualité. 
Puis nous nous rendons à la Sears Towers où nous pouvons accéder à l’observatoire du 103 ième étage, le Sky-Desk. Ce gratte-ciel a longtemps été la plus haute bâtisse au monde.  Il y a des galeries aux planchers en verres qui permettent de s’avancer au-dessus du vide.  ¨Cà donne un «petit vertige» quand tu fais le premier pas où que tu te places face vers le vide.

Nous complétons ce tour de Chicago par une visite du «Navy Pier» .  Une promenade et un centre des congrès sur la rive du Lac Michigan où il doit être agréable de flâner les douces journées d’été.  Avec le froid d’aujourd’hui nous nous contentons d’une visite rapide. Nous complétons par une visite du magasin-boutique Fox and Obel où nous dégustons un charmant goûter et faisons quelques achats de gâteries.    Sushis pour le souper et pain artisanal aux noix pour le petit déjeuner de demain.  Puis un arrêt pour quelques photos de la Fontaine Buckingham et retour alors qu’un peu de giboulée se mêle à la pluie qui tombe.  Demain, Dimanche, jour de repos.

vendredi 15 avril 2011

A.A.

Comme prévu nous arrivons à notre destination  en fin de journée vers 19h30 ce jeudi 14 avril.  Nous avons parcouru plus de dix miles kilomètres depuis le début du voyage et je dois faire effectuer un changement d’huile sur ma voiture.  Nous passons donc la nuit dans un stationnement à proximité du concessionnaire GM Buick.  Nous sommes à Portage.  Pas le Portage voisin de Saint-André.  Portage, Indiana voisin de Chicago, Illinois.

Dès le vendredi matin le garage effectue mon changement d’huile et l’inspection du véhicule pendant que nous prenons notre petit déjeuner calmement dans la roulotte.  Puis nous nous rendons au camping où nous passerons les trois prochaines nuits.  Il pleut un peu.  Sur le début de l’après midi nous nous rendons au Lighthouse Outlet.   De l’extérieur rien de comparable avec les Outlets de la région de Naples ou de Destin.  Les installations sont plus anciennes et moins luxueuses.  Pas de fontaines et de sculptures spectaculaires.  Des Outlets qui ressemblent à ceux de Saint-Sauveur.   Mais là s’arrête la comparaison.  Il y a des aubaines comme ce n’est pas croyable.  Assez, qu’après quatre heures de magasinage nous (Pauline) déclare que nous en avons assez fait de magasinage.  Nous (Pauline) sommes sevrés et souhaitons faire une cure pour les prochaines semaines tellement l’expérience nous ( et je dis bien nous) a comblé.  Je suis aussi sursaturé de magasinage que Pauline et suis satisfait de mes achats.  Il faut que j’arrête avant de devenir un acheteur compulsif et que je m’inscrive dès maintenant au A.A., les acheteurs anonymes.  La soirée de repos ferra du bien.  Demain matin nous allons découvrir Chicago.

mercredi 13 avril 2011

SMASHVILLE



Pour la période des séries de fin de saison de la NHL les Prédateurs de Nashville ont rebaptisé leur ville du nom de Smashville. 

Nous visitons en ce 13 avril le Country Music and House of Fames Museum.

Nashville est une ville facile d’accès.  Le centre où se trouve les bars de musiques country live n’est pas très grand.  Il est facile de le parcourir à pied.  Même si nous sommes un mercredi après-midi il y a plusieurs bars où se produisent des groupes.   Par contre nous voyons que c’est à compter de jeudi soir que la ville doit être très active.

Notre visite du musée de la musique country nous permet d’en apprendre beaucoup sur ce genre musical et nous donne le gout de poursuivre notre découverte de ce style.
Quelques objets spectaculaires y sont exposés comme un Pontiac Bonneville modifié style country et un Cadillac ayant appartenu à Elvis et peint avec une peinture contenant de l’or 24K.  Selon un préposé du musée c’est Elvis en personne qui a conduit ce véhicule de Memphis à Nashville pour l’offrir au musée.  Il y a aussi un piano recouvert de feuille d’or qui aurait été offert en cadeau à Elvis pas Priscilla pour leur premier anniversaire de mariage.
. 
Mais au-delà de ces objets «spectaculaires» il y a toute l’histoire de la musique country qui nous est présenté d’une façon très intéressante.

La qualité du lunch offert au restaurant du musée nous surprend.  Vraiment nous aurons fait une fois de plus un voyage ou la bouffe aura occupé une grande part de nos découvertes et de nos plaisirs.

Ce séjour bref à Nashville fait maintenant parti de nos bons souvenirs. 

Demain nous prenons la route vers Chicago.

mardi 12 avril 2011

LA ROUTE


Après une nuit des plus calme nous revoilà sur la Natchez Trace.  Aujourd’hui, mardi 12 avril nous souhaitons parcourir les 250 milles qui nous séparent de Nashville.  Nous sommes bien reposés lorsque nous reprenons la route. 

Nous sommes dans un environnement printanier à son meilleur.  Le long de la route nous voyons des arbres et des champs en fleurs de toutes les couleurs.  Jaune, rose, lilas, blanc, rouge, vert… Nous roulons en maintenant la vitesse recommandée de 50 miles à l’heure sans jamais avoir besoin de dépasser où sans jamais être dépassé.  Nous pourrions croire que nous sommes seuls sur cette route si ce n’était  des voitures antiques que nous croissons.  Nous rencontrons plus de trois cents Ford modèle T qui font surement parti d’un club.  Nous remarquons à l’occasion un sigle dans les portières des véhicules rencontrés.

Nous roulons au son de la radio qui est syntonisée sur le poste Elvis.  Que de la musique d’Elvis en continue.  Il faut dire que nous passons à coté de Tupelo, lieu où a demeuré Elvis quand il était jeune et dans le secteur de Memphis, Tennesse.

À un endroit les deux côtés de la route sont totalement blancs.  On dirait de la neige.  Ce sont des trèfles en fleurs.

Nous avons roulé plusieurs routes spectaculaires depuis le début de ce voyage ainsi que lors de nos voyages antérieurs mais la Natchez Trace est une des plus belles à ce jour que nous avons empruntée.  Une route à faire pour le simple plaisir de rouler sans tracas.

Nous arrivons comme prévu à Nashville en fin de journée.  Nous y resterons deux nuits.

lundi 11 avril 2011

CAMPING SAUVAGE


Lundi 11 avril nous quittons la Nouvelle Orléans avec le sentiment d’avoir découvert un endroit absolument fascinant. 

Nous sommes les deux d’accord à l’idée qu’un de ces jours il faudra y revenir.  Cette fois là nous demeurerons directement dans le French Quarter.  Il y a là un RV Resort de luxe qui permet de fréquenter le quartier sans avoir à prendre de transport en commun ni d’auto.  Le tarif est élevé.  De 79,00$ à 139,00$ par jour selon qu’il y a un événement dans le quartier mais à mon avis la folie vaut le coût tellement  la Nouvelle Orléans est agréable.  Et ce n’est pas du camping sauvage,  Piscine à l’eau de mer et petite chute, Tourbillon, salle de douche avec bain, bar relax.  L’environnement et les attentions d’un hôtel de luxe. 

La suite de la journée est  agréable malgré la longue route à parcourir. Nous débutons notre remonté vers le nord.  Nous entendons continuer à profiter de chacun des moments de découverte jusqu’à notre retour à la maison.

 Nous rejoignons le «Natchez Trace Parkway».  Quatre cent quarante milles de routes panoramiques qui nous conduiront à Nashville.

La route est fabuleuse.  Un petit chemin à rencontre qui se déroule dans un décor d’arbres gigantesques, de lacs et d’étendus de verdure agréable.  Nous roulons sur un doux ruban d’asphalte lisse.  Peu de circulation.  Un «road trip» à son meilleur. Le long de la route des aires de campings  publics gratuits.  Nous arrêtons au milles 191 au camping nommé «Jeff Busby».  Un site magnifique. Il n’y a pas de système de réservation, pas de poste d’accueil, pas d’électricité.  Selon l’arrivée sur le site chacun se choisi un emplacement.  Nous y arrivons vers 18h30.  Nous partageons un emplacement avec un autre voyageur. 

Nous sommes ici au royaume de la génératrice.  Chacun produit son propre énergie sans nuire à son voisin.  L’atmosphère est positive.  Le site est très beau.    Un bon souper et une soirée à la chandelle à regarder le dernier épisode de Hawaï 5-0 à la télé avec un Expresso bien tassé.

Du vrai «camping sauvage» à son meilleur.

dimanche 10 avril 2011

MOTHER’S

Le dimanche n’est jamais une journée comme les autres.  Ainsi en ce dimanche matin du 10 avril nous partons à la découverte d’un chic quartier de la Nouvelle Orléans, le Garden District.

Dans ce secteur habitent des personnalités connues.  Nous débutons notre visite près de la maison de Peyton Manning, joueur vedette de la NFL.  Il n’y a pas de ballon de football qui traine sur le terrain.  Pas plus qu’il n’y a de vampire ou de sorcière autour de la maison de Anne Rice.  Mais ce sont de somptueuses demeures dans un quartier des plus agréables à marcher.  Nous arrêtons pour fouiner dans la librairie préférée de Anne Rice et ne rencontrons pas Sandra Bullock qui elle aussi habite le coin.  Pas plus que nous n’apercevons  Brad Pitt et Tom Cruise en train de marcher dans le cimetière du quartier où a été tourné plusieurs scènes du film qui les mets les deux en vedettes, «Entretien avec un vampire». 

Un beau dimanche matin relax qui nous permet de faire tomber une partie des ragots et préjugés à propos de la Nouvelle Orléans qui serait, selon ce qu’on entend, un endroit extrêmement dangereux en dehors du secteur touristique traditionnel. Comme dans toute grande ville il faut être prudent mais sans plus.

Puis nous replongeons dans le French Quarter.  Tellement agréable de déambuler dans ces rues que nous commençons à connaître.  Un arrêt dans un restaurant vraiment sympathique pour le lunch du midi, le «Green Godness».  Des mets présentés comme je n’ai jamais vu auparavant.  Bon,  beau, agréable, fabuleux.

Puis nous marchons.  Quelques pas, stop, une boutique, un achat, quelques pas, une scène, de la musique, çà danse autour de nous, quelques pas, un autre boutique, d’autres achats, puis un orchestre, de la musique, oup’s un bar en plein air, une bière, une cour, un jardin, une scène, de la musique…quelques achats de CD, la musique est trop bonne pour ne pas en rapporter un peu . ouf…

Une pause dans la cathédrale St-Louis.  Le chœur, une soprano, une alto, un ténor, un basse, tous accompagnés par le grand orchestre de la cathédrale présente Te Deum et Mass in Time of War, deux œuvres de Haydn.  Grandiose pour finir cette journée.

Mais la journée n’est pas finie.  Il est maintenant près de 22h00 et nous avons un petit creux.  Un détour vers le centre ville chez «Mother’s».  Un must.  Spécial.  Réputé pour le «meilleur jambon cuit au monde» il prépare un sandwich appelé «Ferdi».  Un po bow au jambon et roast beef avec du «gravy».  Ouf, çà ne se dit pas comment c’est bon.  Encore un autre souvenir grandiose de notre escapade de trois jours à la Nouvelle Orléans. 

Une autre journée qui se termine encore le lendemain. (après minuit)

Je reviendrai te gouter un de ces jours «Mother’s».

samedi 9 avril 2011

"LAISSEZ LES BON TEMPS ROULER!"

 "Laissez les bon temps rouler!", Qu’est-ce que c’est çà cette phrase là me suis-je dit la première fois que je l’ai lu.  Avec une faute en plus, il manque le s à bon.
Mais non il n’y a pas de faute.  C’est du Cajun.  C’est aussi le slogan du mardi-gras de la Nouvelle Orléans et aussi de d’autres fêtes.

On peut traduire l’expression par «Allez, on fait la fête!».  Il y a d’autre version mais «Allez, on fait la fête» est totalement dans l’esprit délirant de notre samedi 9 avril dans le French Quarter. 

Le matin nous débutons en assistant à un concours de mangeurs de Crawfish.  Le Crawfish c’est des écrevisses, un met typiquement Louisianais.  Le concours est le prétexte à une série de folies sur scène et à de l’animation.  Rien de sérieux mais assez amusant comme spectacle.  Puis de la musique et encore de la musique. Et du lunch encore du lunch.  Bon, encore meilleur.

Comme hier il y a de la musique partout.  Chaque scène est meilleure que la précédente.  Puis à chaque coin de rue des petits groupes de musiciens.  Tout est prétexte à la musique.  Et les groupes sont surprenants.  La musique est bonne.  C’est impossible de ne pas se sentir entrainé.  La «Bourbon Street» bien entendu est animé et les bars fonctionnent à plein régime à deux heures de l’après-midi.  Alors le soir venu,  "Laissez les bon temps rouler!".  Mais les autres rues aussi, tout comme les nombreuses scènes sur les quais sont bondées.  L’atmosphère est délirante.  Je reviendrai en Nouvelle Orléans pour ce festival un de ces jours.
Ce soir nous sommes sages alors à 21h30 nous sommes de retour au camping pour nous préparer à revenir fêter demain.  Encore une fois çà sera "Laissez les bon temps rouler!".

vendredi 8 avril 2011

STREET MUSIC ET VOODOO

NEW ORLEANS

Vendredi 8 avril, premier contact avec le cœur de la Nouvelle Orléans.  Nous sommes arrivés hier au Bayou Segnette State Park.  Les emplacements de camping sont grands.  Allée pour stationner la roulotte pavée, patio de béton avec table à pique-nique, rond pour le feu, BBQ à briquettes, WiFi avec un très bon signal, tout çà dans un environnement nature et calme.  Mais ce matin départ vers New Orléans.  Facile de s’y rendre.  À 5 milles du camping aire de stationnement d’où un ferry gratuit nous conduit directement dans le French Quarter.

Dès le débarquement du ferry nous sommes en plein spectacle de musique Cajun.  À 10h30 le matin çà swingue pis çà danse pas à peu près.  L’orchestre est bon.  Faut dire que nous sommes en plein festival du French Quarter pour les 3 prochains jours.  Alors il ne risque pas de manquer d’animation.  Quelques mille pieds plus loin une scène avec un orchestre de musique Dixie.  Trompettes, Tuba, Clarinettes, Tambour et Cymbales et hop la musique.  Le rythme est entraînant.  Puis quelques milles pieds encore et nous voilà devant une scène ou un orchestre Jazz s’exécute.  Et nous n’avons même pas encore quitté les quais.  Nous nous dirigeons vers les rues du quartier où l’animation et la musique sont toujours aussi omniprésentes.  Le temps d’un petit lunch délicieux sur le pouce pris dans une tente du festival et nous voilà repartit pour une excursion.  Visite guidée du cimetière St-Louis 1 et d’un temple Voodoo au programme.

Nous avons un guide privé pour nous deux seulement.  L’échange est intéressant.   Il nous témoigne de son expérience vécue lors de Katrina.  Il habite un quartier voisin du Quartier Français.  Il était encore chez-lui trois jours après l’ouragan.  Il savait qu’il y avait eu une tempête et qu’il y avait des dommages mais sans plus.  C’est après avoir reçu l’ordre d’évacuation qu’il a pris connaissance de l’importance des dommages dans le secteur concerné de la ville par la télé.  Il ne se doutait pas que la situation était si grave autour de lui.  Conclusion : L’événement de Katrina a été dramatique pour plusieurs personnes mais ce n’est pas tout la Nouvelle Orléans qui a été détruite.  Par ailleurs en soirée nous avons assisté à la projection d’un film intitulé : The song after the storm.  Ce film présente des gens qui ont vécu le drame directement et qui voudraient que leur quartier revienne comme avant.  Mais voilà que d’autres personnes qui ont quitté ne veulent pas revenir.  Le film se veut un crie du cœur pour la génération actuelle qui a désertée le quartier et un crie d’espoir pour la prochaine génération qui se l’appropriera à sa façon.

Revenons à notre visite du cimetière.  Rien de sordide ni de macabre.  L’histoire de la Louisiane à travers ce site et un regard américain comparatif sur les rites funéraires catholiques  par rapport aux rites protestants.  Un voyage, sous un œil différent, dans la culture de la Nouvelle Orléans très instructif.  Puis visite d’une prêtresse Voodoo et de son temple.  Un peu flyée la madame.  Mais accueillante et intéressante à découvrir.

Puis pause café au «Le Café du Monde» un endroit cité comme faisant partie des «à faire en Nouvelle Orléans».  Il offre des beignets recouverts d’une montagne de sucre à glacer.  Un peu spécial.  Délicieux et sucré, une pause mérité. 
Puis encore des spectacles de différents styles.

18h30 nous nous rassemblons pour le départ d’une séance de Street Music.  Un orchestre de jazz déambulant dans la rue avec danseur et dame à ombrelle en dentelle qui se déhanchent.   Vraiment fou.  L’atmosphère est survoltée.  Nous suivons la parade.  Partout les gens dansent et/ou se joignent à la parade.

Souper dans une brasserie.  Encore une fois un repas succulent.  Décidément la nourriture en Louisiane c’est quelque chose de bien et de bon. 

Mais il faut bien revenir, le dernier ferry est à 22h30, juste le temps de l’attraper.  Demain gros programme à venir alors aussi bien dormir rapidement car je finis d’écrire ces lignes et il déjà 01h30 du matin.

mercredi 6 avril 2011

ÉVANGÉLINE. HISTOIRE VRAIE OU LÉGENDE?

 Mercredi 6 avril nous nous rendons au site historique Longfellow-Évangéline State Park.  Le site nous présente l’histoire de la déportation et de la migration des Acadiens et l’adaptation que ces nouveaux arrivants ont du vivre avec les Créoles.  Créole signifie ceux qui habitaient déjà le territoire.  C’est très intéressant d’approfondir cette histoire.   Puis nous visitons la ville de St-Martin.  La ville qui possède la plus vielle église catholique et où il y a une statue d’Évangéline.  Aussi on y trouve le chêne où Évangéline aurait retrouvé Gabriel, son amoureux, juste avant sa mort.  Photos sur place oblige.

Repas du midi dans un petit restaurant dont la spécialité est le Crabecake.  Délicieux, tout comme l’aubergine grillée avec sauce au crabe que Pauline commande.

Puis direction New Ibéria où nous visitons la maison d’une grande plantation de canne à sucre.  L’intérêt de la visite est dans le fait que plus de 95% de meubles et objets qui sont dans cette maison sont d’origine dans cette même maison.  Un  témoignage authentique  de l’époque des grandes plantations sans mise en scène artificielle.
Une journée bien remplie, intéressante, qui se termine dans un stationnement de Wal Mart.  Nous serons prêts tôt demain matin pour aller visiter Avery Island, lieu de fabrication de la fameuse sauce Tabasco.  En attendant soirée Télé.

Question :  Évangéline : histoire vraie ou légende?

Puis le lendemain, 7 avril visite de Avery Island tel que prévu.
L'histoire de cette entreprise et la visite industrielle sont intéressantes.  La boutique de souvenir offre de nombreux objets promotionnels au Logo de la fameuse sauce Tabasco.  Elle offre aussi une dégustation d'une multitude de sauces dérivées de l'original allant de la mayo-Tabasco à la crème glacée Tabasco.  À peine surprenant de trouver la crème glacé rafraichissante même avec du Tabasco après avoir essayé un douzaine de sauces, marinades et slasas toutes un peu plus piquantes les unes que les autres. 
Puis nous faisons route vers New Orleans où nous terminons ce mercredi, devançant ainsi nos plans de 1 jour.  Nous aurons plus de temps pour profiter du festival du French Quarter, pour magasiner et peut-être un peu se reposer.  Ouf.. 

mardi 5 avril 2011

DE BATON ROUGE À LAFAYETTE


En ce mardi matin du 5 avril il fait soleil.  Les nouvelles à la Télé nous apprennent que l’auto du chef de police de la ville a été écrasée par un arbre déraciné  pendant la tempête de hier et qu’encore au-delà de cinq milles foyers sont privés d’électricité.

Dans Bâton Rouge nous n’avons aucune difficulté à trouver un stationnement près du centre-ville avec la roulotte.  Nous visitons le Capitol, siège du parlement de la Louisiane.  Un bâtiment de 34 étages de style art-déco construit vers 1930.  Le hall d’entrée est fabuleux, tout un décor.  La galerie d’observation au vingt-septième étage permet d’admirer cette ville couverte d’arbres, le jardin qui l’entoure et le Mississipi.  Une vue intéressante. 

Puis visite du State Museum of Louisiana.  Très beau musée, l’histoire de la Louisiane, de ses guerres, le pays Cajun, les coutumes, les costumes de bal de mardi gras, tout y est présenté de façon intéressante.  Puis direction Po-Boy Restaurant.  On y sert une cuisine locale dont les fameux Po-Boy.  Un sandwich sur baquette Française garni avec des crevettes frites assaisonnées à la Louisianaise et de la salade.  Sympathique et délicieux.  J’en ai encore l’eau à la bouche.

Puis nous faisons route vers Lafayette et Broussard. 

Sur le terrain de camping il y a de nombreux Québécois de passage.  Certain arrivent du Texas direction la Floride, D’autre de la Floride direction l’Ouest.  Nous jasons avec un couple de St-Hyacinthe et leur proposons de nous accompagner pour le souper que nous allons prendre au restaurant «Mulates».  Ce resto est réputé pour préserver la tradition Louisianaise et son atmosphère.  Un band live joue de la musique.  Un décor de cabane à sucre du sud.  Correcte.  Rien d’achalant.  La nourriture est bonne.  Le poisson frais.  Les crevettes excellentes.  Le Gumbo, une spécialité Louisianaise un peu piquant, juste ce qu’il faut. 

Une journée et une soirée agréable.

dimanche 3 avril 2011

PÈLERINAGE II


Pèlerinage deux, rien à voir avec la chronique du 15 mars qui porte le même titre.

Aujourd’hui, dimanche le 3 avril nous participons au «Spring Pilgrimage» qui a lieu  à Pass Christian.  Pass Christian est une petite localité située sur le bord du golfe du Mexique à proximité de Biloxi, dans le Mississipi.  Depuis 59 ans, à chaque printemps, quelques propriétaires de maison cossues ouvrent leurs portes aux visiteurs.  Cette année c’est aujourd’hui que nous pouvons visiter trois maisons. 

Il est bon de savoir que l’ouragan Katrina que nous connaissons pour les dommages qu’elle a causé en Nouvelle-Orléans ne s’est pas limité à ce seul secteur des rives du golfe. À Biloxi, tout comme à Pass Christian cet ouragan survenu en août 2005 a fait des ravages importants. 

Dans la ville de Biloxi des lignes bleues ont été peintes sur plusieurs poteaux afin de rappeler le niveau d’eau qui avait alors été atteint.  Plutôt impressionnant. Rien à voir avec l’inondation qui a affectée Saint-André en décembre 2010.   Mais la ville est maintenant reconstruite.  De nombreux casinos bordent la mer.  Les plages sont très belles quoique la mer n’est pas aussi limpide que du coté de la Floride. 

Mais revenons aux maisons de Pass Christian.  Celles que nous visitons ont subi des dommages importants lors de l’ouragan.  Elles ont été rénovées depuis.  Absolument spectaculaire et impressionnant  ces grandes demeures avec les dépendances et pavillons autours.  Les gens qui nous accueillent sont d’une gentillesse extrême.  Notre accent «Français» les charmes. Ils nous invitent pour le thé de la dernière visite. 

Tout un domaine.  Fabuleux, la décoration, les jardins, le pavillon d’entrainement avec ses équipements de musculation, sa salle de massage, son salon attenant au tennis.  Puis les propriétaires nous accueillent.  Le maire et un autre notable veulent nous faire la conversation.  Nous complétons notre visite par un petit gouter de sandwichs et pâtisseries fines.  Nous quittons ces lieux avec l’image des décors de ces grandes maisons de revues et une fois de plus le sentiment d’avoir bien profité du moment qui passe.

Un souper à la roulotte avec un verre de vin et Casieau qui nous attend termine cette journée inattendue.

samedi 2 avril 2011

MISSISSIPI


Week-end dans le Mississipi. 
 
J’entends déjà les lecteurs de Saint-André croire que je déraille un peu.  Serge n’a pas vu ma roulotte dans le rang.  Louis ne m’a pas aperçu en train de marcher les sentiers sur la montagne..  Personne au Pavillon vert ne nous a aperçus dans le coin.  Alors nous n’étions assurément pas dans le Mississipi le 2 avril.

Pour ceux qui ne connaissent pas à fond Saint-André  je vous informe ici que «Mississipi» c’est le nom d’un rang à Saint-André.  Rang qui longe la montagne du même nom.

Mais ici dans notre Mississipi de week-end il fait 28 degrés C. Nous sommes à Biloxi, Mississipi pour deux nuits.  Ville côtière du golfe du Mexique.  Que y découvrirons-nous? 

lundi 28 mars 2011

JE N'AURAI PAS LE TEMPS


Nous nous dirigeons tous vers notre destin.  C’est une vérité implacable.  Nul ne peut y échapper.  Alors aussi bien rendre le chemin pour l’atteindre le plus agréable possible.  J’imagine que c’est dans ce but que Richard, mon frère, a décider de jeter l’ancre à Destin cette année.  Il a bien raison.

Destin c’est le nom de la ville où nous nous arrêtons du 28 mars au 2 avril.  Une halte de cinq jours afin de profiter de la plage et rendre visite à mon frère.  La plage est vraiment magnifique.  Le sable blanc et fin.  Richard et Diane nous font découvrir différents attraits de la région.  Nous partageons d’agréables moments ensemble.  Magasinage, plage, repas, placotage.

Nous quittons Destin, notre dernière étape en Floride, avec le sentiment d’avoir bien pris le temps de découvrir plusieurs facettes de ce grand État très diversifié selon ses régions.  Nous sommes satisfaits de cette exploration.  Peut-être un jour y reviendrons-nous mais il y a tant de lieux à découvrir.  

Chantez avec moi :
Je n'aurai pas le temps

Je n'aurai pas le temps
Pas le temps

Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n'aurai pas le temps
Pas le temps

De visiter
Toute l'immensité
D'un si grand univers
Même en cent ans
Je n'aurai pas le temps
De tout faire

J'ouvre tout grand mon cœur
J'aime de tous mes yeux
C'est trop peu
Pour tant de cœurs
Et tant de fleurs
Des milliers de jours
C'est bien trop court
C'est bien trop court

Et pour aimer
Comme l'on doit aimer
Quand on aime vraiment
Même en cent ans
Je n'aurai pas le temps
Pas le temps

Je n'aurai pas le temps
Pas le temps...

samedi 26 mars 2011

TOPGUN


Samedi 26 mars, week-end porte ouverte à la base Américaine d’aviation militaire de Tyndal.  Pendant deux jours la base militaire présente un grand pageant aérien, le GULF COAST SALUTE 2011.  Plusieurs spectacles d’acrobatie aérienne et des démonstrations d’efficacité d’intervention des appareils militaires au programme. 

Nous nous rendons donc à la base où dès l’accueil nous pouvons constater l’efficacité d’organisation des «forces».  Nous sommes bien dirigés vers les aires de stationnement où des navettes nous prennent rapidement en charge.  Les contrôles de sécurité avant d’accéder à l’aire des spectacles sont bien organisés et sérieux mais effectués de façon courtoise et dans une atmosphère agréable.  On sent que les militaires sont contents de nous accueillir.   De façon générale nous sentons que les gens respectent les militaires et les militaires le perçoivent.  Chez nous il est plutôt dommage que nous ne reconnaissions pas mieux les membres de nos «forces».  Plusieurs se plaisent à se moquer de notre armée, de notre marine, de nos hélicoptères.  Ils oublient que les hommes et les femmes qui composent les forces Canadienne sont aussi efficaces, sinon, souvent plus que dans bien d’autre pays.  E-T-K ici il y a du respect dans l’air et c’est bien ainsi.

Les avions exposés sont nombreux et spectaculaires.  Nous visitons un gros transport de troupe C 17 avec son immense panneau arrière ouvrant.  Toute une sensation de s’imaginer en vol dans ce genre d’appareil à destination d’une mission.  Encore plus fou d’imaginer l’immense panneau qui s’ouvre en vol.  Nous avons  le droit à une visite du poste de pilotage.  Je prends place dans le siège de commande du pilote.  Le système de vision haute et les commandes sont actifs.  Bien sur il y a un militaire à mes côtés et je ne ferrai rien démarrer mais j’active les volets et je me laisse rêver un peu, un court instant.
Derrière nous  une superforteresse B 52.  Un bombardier à réaction assez impressionnant. Tant par sa taille que par la capacité de la soute des charges explosives.  Puis une multitude d’avions civils et militaire dont les F 22 Raptor, des avions chasseurs de haute technologie. 

Sur les avions militaires les noms des commandants sont peints juste sous la fenêtre du cockpit.  Le prénom suivi d’un surnom ou du deuxième nom de baptême et le nom de famille.  Comme mon nom de baptême est «Joseph, Tommy, Robert» je m’imagine avec mon nom inscrit sur un de ces chasseurs : Cpt. Robert «Tom» Moore.  Salut papa.

Puis il y les spectacles qui se succèdent.  Des biplans qui font des voltigent avec de la fumé, des avions à l’allure étrange qui font des manœuvres amusantes comme se poser sur le toit d’un camion en mouvement ou encore un escadron d’appareils à hélice de la deuxième grande guerre qui simulent une chasse avec des avions Japonais.  Beaucoup de divertissement, une grande et belle organisation.  Une vraie belle journée inattendue.

Puis c’est le retour vers le camping localisé à environ 21 miles.  Pas de problème pour quitter le stationnement, le tout se fait facilement.  Sur le chemin de retour je repasse dans ma tête les belles scènes de cette journée.  Je roule calmement en ayant activé le contrôle de vitesse automatique de mon véhicule : «Tom Cruise».

vendredi 25 mars 2011

LE CŒUR À SES RAISONS



Vendredi 25 mars nous voila rendu à «Saint-Andrews» lieu dont le nom a été rendu célèbre au Québec par le richissime Bret Montgomery et la plantureuse Croquette Rockwell.  Mais dans notre Saint-Andrews à nous il n’y a pas de vedette, pas de reporter névrosé, pas de servile servante ni de serveur loufoque.   Nous sommes au St-Andrews State Park à proximité de Panama City.  Ici nous avons franchi une ligne de fuseau horaire par rapport à notre heure habituelle.  Notre journée est donc prolongée d’un bonus d’une heure.

L’environnement est plus simple que celui du manoir des Montgomery.  Très beau, très très beau.  Une nature à couper le souffle.  Des marécages où nous pouvons observer de nombreuses grandes aigrettes blanches, des grands hérons bleus et plein d’autres animaux.  Dans le même parc une plage de sable plus blanc que blanc et une mer limpide.  Une aire de baignade turquoise.  Un couché de soleil sur la mer spectaculaire.
Des installations de camping  naturelles et simples.  Le camping est différent des sites plus chics et soignés que nous avons vu dans la partie sud de la Floride mais il est quand même très sympathique.  Rien ne manque.

Il y a plus de tentes, plus de petits équipements.  Ce n’est pas l’étalage de fifth-wheel plus grosses les unes que les autres et des motorisés pusher diesel 42 pieds qui s’exposent dans le sud.  Les campeurs semblent en majorité locaux.  Pas beaucoup de Québécois.  À vrai dire nous n’en avons vu aucun.

Décidément la partie nord de la Floride est vraiment différente du reste.  La beauté brut des rives du golfe du Mexique, les forêts de grands arbres, les marais, sa faune et les nombreuses endroits où sont offerts en vente les crevettes, huitres et poissons frais du jour font de ce milieu un endroit plus humains,  sans prétention  ni recherche de fla fla à outrance.  Par ailleurs le climat n’est pas aussi doux que dans la partie sud mais il est quand même très agréable en ce temps de l’année.

Si le sud de la Floride semble dominé par le «cash» et le «look» il y a tout lieu de croire que ici : Le cœur à ses raisons.

jeudi 24 mars 2011

UN NOUVEAU VISAGE


Mercredi 23 mars après quelques jours à découvrir l’intérieur des terres et de la campagne nous retournons vers la côte du Golfe du Mexique dans l<sa partie nord de la Floride.  Le paysage est vraiment différent de ce que nous avons vu à date.  La route borde à la mer.  Contrairement à la Floride du sud où les grands hôtels, les condos, les résidences de prestige bordent la mer ici nous roulons  en vue constante avec ce paysage grandiose.  La Floride nous présente un nouveau visage que nous ne soupçonnions pas.

Notre destination  St-George Island State Park ne nous déçoit pas.  Le site est à l’extrémité d’une longue pointe qui s’avance dans la mer.  La plage est superbe, longue, sans fin, avec un sable doux et blanc crème.  L’emplacement de camping de première qualité.  Des voisines de camping nous conseillent de ne pas hésiter à essayer les fruits de mer et les huitres locales. 

Puisque nous sommes sur la pointe d’une île nous pouvons profiter du spectacle du soleil qui se couche sur l’eau le soir et le spectacle du levé sur la mer le matin.  L’endroit est d’un grand calme et d’une grande beauté.  Nous voyons de nombreux oiseaux spectaculaires.  Souhaitons avoir le temps de faire un peu d’observation les prochains jours mais le temps passe si vite
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Fin de soirée sur le bord d’un feu de camp.

Le lendemain marche sur la plage, pause bières dans un bar, observations de la nature , achat de crevettes fraîches et poissons du jour dans une poissonnerie locale pour le souper.

Quelle «dure» journée

Un autre feu de camp et dodo.

dimanche 20 mars 2011

SUNDAY DRIVER


Dimanche matin le 20 mars départ vers White Springs.  Une localité rurale située au centre de la partie Nord de la Floride.  Nous nous rendons au Stephen Foster Folk Culture Center State Park.  Nous décidons de faire le chemin que nous avons à parcourir en évitant les autoroutes.  C’est donc sur un parcours de 100 milles de routes de campagne bordées d’arbres et de grands champs protégés par de belles clôtures de bois peint en blanc et dans lesquels nous voyons des chevaux d’élevages ou du bétails que nous roulons.
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Le dimanche avant midi il faut croire que tous les Floridiens sont dans les nombreuses églises que nous voyons partout car la route est desserte.  J’ai une pensée pour les amateurs de motos qui seraient aux anges de rouler sur ces chemins si agréables.

Une halte pour faire le plein d’essence.  Juste le temps de remarquer que la mentalité à l’égard des policiers est différente ici. 
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PS Petit problème technique avec les photos des deux derniers messages.  Elles devraient apparaître un de ces jours.




samedi 19 mars 2011

DE TOUT ET DE RIEN


La vie suit son cours avec une succession de petites et de grandes expériences.  Quand j’ai le temps d’écrire je me plais à raconter les moments forts de ce voyage sur ce blog.  Aujourd’hui pourquoi pas livrer en vrac les petits moments, qui semblent moins «spectaculaires», mais qui sont tout autant intense dans cet agréable voyage.

«HOTTER» C’est le nom d’un resto où on sert les meilleurs et les plus grosses cuisses de poulet…et les plus belles poitrines de «DINDES» m’a répliqué Pauline.  Les deux étaient très agréables selon moi.  Demandez moi pas de photos.  Je vous laisse le plaisir de venir les découvrir vous-même.  Découvrir quoi au juste?  Les cuisses ou les poitrines?

L’Aquarium de Floride à Tampa.  Des installations passées date qui me rappelle l’aquarium de Québec dans les années 1960.  Mais quand même quelques spécimens intéressants comme ce cheval de mer.
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C’est la période de floraison dans les plantations d’oranges.  N’est-elle pas jolie ma «Fleur d’oranger».
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Il faut bien relaxer de temps en temps… Le plus souvent possible.
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Il y a des endroits meilleurs que d’autre pour se baigner.

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Ce n’est pas au même endroit que j’ai profité de la pureté de l’eau provenant des sources souterraines pour faire un peu d’apnée.  Il n’y avait pas d’avis pour les alligators dans ce bassin.  Seulement une mise en garde demandant de ne pas déranger les serpents qui se reposent.  Pas chanceux comme je suis-je n’ai pas réussi à en voir. 
Souvent à cet endroit il y a des lamentins.  Un gros mammifère marin végétarien appelé en anglais Manatee.  Certain les appelle «Vache de mer».  Pas plus chanceux ils étaient absents du bassin lors de mon passage.  C’est partie remise.
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C’est le printemps.

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Des nouvelles du quotidien.

Pas de problème avec la roulotte.  Notre aménagement et les accessoires que nous avons répondent bien à nos besoins et habitudes.  Tout fonctionne bien.  Nous nous sentons bien confortable.

Les routes sont généralement en bonnes états.  Nous préférons les routes secondaires.  Utilisons rarement les autoroutes.  Roulons à 55 milles à l’heure.  Sommes très satisfaits du comportement de notre véhicule.  Sur la route pour atteindre le Sud nous avons fait quelques dodos  «Wal Mart».  Puis à l’entrée des Everglades un dodo «Casino».  Il n’est pas impossible que nous réutilisions les Wal Mart ou un autre site ouvert  pour un arrêt d’un soir.

Chez Costco tu peux acheter une auto.  Ils vendent des Buick Enclave.  Tu peux aussi acheter un cercueil.  Pourquoi pas?  Ils vendent ces items à l’unité, pas besoin d’en acheter 6 en même temps.

Les feuillets d’informations touristiques disponibles dans les présentoirs à l’accueil des terrains de camping, les infos disponibles sur Internet et le «Guide-Voir» sur la Floride sont nos sources de références pour planifier nos journées.  À çà ajouter les suggestions des voisins de site et des gens rencontrés en voyageant.  Il ne reste plus qu’à avoir les yeux grands ouverts pour profiter de chaque moment.

Casieau fait ses journées sans de plaindre. Il a toujours hâte à sa séance de lancer du Frisbee de fin de journée.  Presque autant qu’à ses heures de bouffe.  Selon le programme de la journée il nous attend  en gardant la roulotte ou il nous accompagne dans nos sorties.  Généralement les chiens  sont admis presque partout mais pas admis sur les plages.  On peut facilement comprendre pourquoi quand c’est des plages bondées de monde étendu sur le sable doux…pas du sable mous.

A date pas de problème avec les réservations de site de camping.  Quelques ajustements de date pour avoir nos disponibilités dans les State Park.  Surtout les fins de semaine qui sont presque toujours complètements réservées.  Nous avons adhérer à «PASSEPORT AMERICA» ce qui nous fait bénéficier de bons rabais sur le prix de plusieurs campings.  Nous avons découvert et utilisé à trois reprises des campings du groupe «ENCORE» et avons été satisfaits à chaque fois. (Véro Beach, Largo, Crystal River). 

Pas le temps de s’ennuyer.  Les journées sont trop courtes. 

Petit vendredi type en trois paragraphes.

  1. L’orthopédiste Vietnamien qui avait fait le plâtre à Pauline lui avait dit qu’elle pourrait jouer au tennis après.  Il avait raison.  Pauline est meilleure qu’avant sa fracture du poignet.  Nous avons fait de longs échanges par un bel après-midi ensoleillé.  !!! Des échanges de balles bien entendus. !!!  De balle de tennis…sur un court.  Allez-vous arrêter de déformer mes mots.

  1. Puis après séance de piscine dans une eau à 85o degrés et un tourbillon à 95 o

  1. Faut compléter une dure journée semblable pourquoi pas une Sangria avec jus d’orange fait frais.  Ouf.

L’accès à Internet est relativement facile.  Pas toujours gratuits sur les terrains de camping mais facilement accessible par un Mc Donald, un Star Buck, un Staples (bureau en gros).


Presque tous les campings offrent le service du cable pour la télé.  De toute façon l’antenne permet de recevoir les postes locaux en digital.  La qualité d’image est toujours bonne.  Et surtout il n’y a pas assez de temps dans une journée.  Alors la télé c’est bon pour les nouvelles, la météo et quelques vieux et nouveaux épisodes de Dr House.
À proximité de Crystal River nous avons une pensée pour le drame qui est survenu au Japon.

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Le prix des aliments surprend.  Les épiceries sont belles.  La qualité et la variété des produits sont bonnes.  Les fruits et légumes ordinaires et très dispendieux.  De façon générale le coût de l’épicerie est un peu plus élevé que chez nous.

L’essence a monté de prix.  Elle revient à environ un dollar le litre.  Soit entre 3,49 et 3,69 le gallon US (3,76L).  Ouain..pis.

Il fait toujours beau à tous les jours.  Chaud et sec.  Confortable.

Samedi le 19 mars je ne sais pas si vous avez pensé à planter vos tomates mais c’est un jour de «SUPER MOON».  À 19h55, la lune sera pleine et le plus près possible de la terre.  L’événement arrive une fois au 17 ans.

Un samedi soir à 19h41 sur la rive du Golfe du Mexique en regardant vers l’ouest.
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Le même samedi soir à 20h01 en regardant vers l’est
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Est-ce qu’on s’ennuie?  Trouver la réponse vous-même.

Gros bec à tous.  Gros, Gros becs Véro.  Gros, Gros, Gros becs Stella et Romane.

mardi 15 mars 2011

PÉLERINAGE

L'émotion emprisonne mes mots de ces souvenirs de mes 18 ans.

Alors je vous laisse le soin de rédiger vos commentaires.





 ANECDOTE VÉRIDIQUE

Nous nous sommes rencontrés et avons débuté notre chemin ensemble dans la vie sur un «slow collé»  qui est demeuré une chanson fétiche pour nous.  Je vous l'offre en prime.

Les portes du pénitencier
Bientôt vont se fermer
Et c'est là que je finirai ma vie
Comm'd'autres gars l'ont finie
Pour moi ma mère a donné
Sa robe de mariée
Peux-tu jamais me pardonner
Je t'ai trop fait pleurer
Le soleil n'est pas fait pour nous
C'est la nuit qu'on peut tricher
Toi qui ce soir a tout perdu
Demain tu peux gagner .

O mères, écoutez-moi
Ne laissez jamais vos garçons
Seuls la nuit traîner dans les rues
Ils iront tout droit en prison
Toi la fille qui m'a aimé
Je t'ai trop fait pleurer
Les larmes de honte que tu as versées
Il faut les oublier
Les portes du pénitencier
Bientôt vont se fermer
Et c'est là que je finirai ma vie
Comm'd'autres gars l'ont finie



dimanche 13 mars 2011

ALLELUIA! ALLELUIA!


Le septième jour Dieu se reposa.  Pendant ce temps l’Homme lavait son «char» et sa «roulotte».  Une fois son œuvre accompli il vit que c’était bien.  Alors l’Homme décida de se reposer à son tour.

Sur la plage de Sand Key, sur la rive du golfe du Mexique il s’étendit.  Les chauds rayons  pénétraient son corps.  Sa douce moitié à ses cotés.  Une brise  légère caressait leur peau.  Les cris des oiseaux égayaient l’esprit.  Le vrombissement lointain des moteurs hors-bords lui rappelait les sorties de son enfance avec son père.  Le rire des enfants qui jouent, les cries des parents les gardaient sur terre.

 Il leva les yeux, le soleil était là, où il se doit.  Il leva la main dans les airs, les doigts ouverts et senti le vent souffler, comme il se doit.  Dans le ciel bleu les oiseaux volaient en groupes dépareillés. 

Alors il dit merci à la vie, merci à Dieu et pria en silence.  Là étendu sur son tapis de plage. 

Alleluia!  Alleluia!  C’est dimanche aujourd’hui.

samedi 12 mars 2011

«KISS ME, I’M AN IRISH»


Enfin samedi.  Une journée paisible.  Une journée de repos.  Mais comme le quotidien suit son cours il faut bien s’acquitter des tâches domestiques.  L’avant-midi débute par une séance de lavage à la buanderie du camping.  Très bien équipée.  Huit laveuses, huit sécheuses, tout est très propre.  Une grande table de pliage.  Planche à repasser et fer à notre disposition.

Puis un petit tour au marché aux puces.  Le Wagon Wheel.  Selon ce que nous avons déjà entendu çà serait un des plus gros et un des meilleurs pour les bargains.

Pour être gros c’est gros.  Pour les bargains ont repassera. De la marchandise de Dollorama à prix de Dollorama.  Un peu décevant.  Le marché aux puces de Saint-Eustache l’équivaut en taille, le marché aux puces de Sainte-Foy le dépasse pour les bargains.  Nous revenons à notre camping pour dîner et planifions notre après-midi : nous ferrons une brève visite dans le quartier Cubain de Tampa et retour pour souper et soirée de relax au camping.  Çà fera du bien de rester un peu calme «à la maison».

Ybor City est le quartier historique de Tampa dont la culture d’origine est Cubaine comme Little Havana à Miami.   À ses débuts il s’agissait d’un quartier industriel presque entièrement consacré à la fabrication de cigare.  Aujourd’hui le quartier a été restauré et compte de nombreux bars, restaurants et quelques boutiques où sont encore fabriqués des cigares à la main.

Nous arrivons dans le quartier vers 14h30.  Nous trouvons du stationnement facilement en plein cœur du quartier.  Il y a un charme certain dans les bâtiments et les rues en briques rouges.  Mais comme lors de notre passage à Little Havana le quartier est assez désert en ce samedi après midi.  Il y a un tramway sur rail qui offre des tours aux touristes.  Au quai d’embarquement nous remarquons un avis qui annonce que samedi le 12 mars (aujourd’hui) il y aura interruption de service pour la tenue de la parade de la Saint-Patrick. 

Zut, la parade a dû avoir lieu  en avant-midi et c’est maintenant le calme après la tempête.  Çà explique pourquoi le quartier est si vide.  Nous décidons quand même de poursuivre notre exploration des différentes rues.

Au fur et à mesure que nous progressons dans le quartier il nous semble de plus en plus vide.  Nous remarquons cependant de plus en plus de policiers.  Puis surgissent quelques barricades aux coins des rues.  Enfin nous voyons apparaître des dépanneuses qui remorquent les quelques véhicules stationnées le long de l’artère principale.  Nous sommes intriqués par cette évacuation et nous nous informons à un policier.  C’est le service de police qui boucle le secteur.

Surprise, nous qui croyait que le quartier était désert parce que nous y étions après l’événement voilà que nous comprenons que c’est parce que nous y sommes avant.  La parade aura lieu à 20h00.

Ne vous demandez pas ce qu’un descendant d’Irlandais, que je suis, fait le jour de la parade de la Saint-Patrick.  Il y assiste bien sûr.  Changement de plan et tant pis pour la soirée relax au camping.

Plus les heures passent, plus les rues s’animent.  De plus en plus de gens costumés en verts arrivent.  En gang la plupart du temps.  Très costumés, très maquillées.  Ce sont les figurants de la parade qui viennent pour le souper.  Dans les bars l’animation et la  musique s’activent.  Sur le comptoir d’un bar quatre jeunes filles assez sexées dansent dans le style des boites à gogo.  Yeh… C’est Pauline qui me les a fait remarquer.  J’ai le temps de prendre une photo et  de profiter du spectacle.


Un pichet de bière fraiche, des verres givrés, un bon souper et une visite dans une boutique où on fabrique encore les cigares à la main.  Un cigare en guise de digestif.  Il faut bien faire passer le temps tout en regardant la foule sans cesse croissante.  Alors aussi bien le faire de la façon le plus agréable possible. Les rues sont maintenant complètement barricadées de chaque côté.

20h15 la parade commence.  Elle durera près de deux heures. 

Fou.  Complètement Fou.  Délirant. Hallucinant. Les figurants à pieds et sur les nombreux chars donnent des colliers aux  gens massés le long de la rue.  Quand je dis «donnent»  je devrais plutôt dire «tirent» «garochent» «lancent» «offrent» «accrochent au cou» des gens en échange un baiser, «KISS ME, I’M AN IRISH».   Les pitchent aussi sur les galeries au deuxième étage des devantures des bâtisses le long du parcourt.  Il y a une folie dans l’air comme je n’ai jamais vu, comme je n’ai jamais ressenti.  Nous attrapons au vol des colliers, crions  aux figurants qui passent, tentons les mains vers la rue, envoyons et  recevons des bizous, recevons de mains à mains des colliers de toutes les couleurs, de toutes les longueurs, de toutes les formes de billes.  Nous sommes les deux couverts de colliers multicolores.  Tous les gens autours de nous sont couverts de colliers multicolores.  Nous sommes des milliers dans la rue couverts de centaine de colliers.  Sur Pauline nous en comptons plus que cent.  Moi aussi j’en ai de nombreux au cou.  Une frénésie de foule  bien ordonnée, très colorée, fort sympathique.  Il y a beaucoup de famille et de jeunes enfants malgré l’heure tardive.  Mais une fête du genre çà ne peut pas se manquer quand tu as du sang Irlandais.


Au moment ou j’écris ces lignes je suis encore tout bouleversé par la magie et la folie de cette parade.  De la folie qui y régnait, de l’ordre dans laquelle elle s’est déroulée.  Nous quittons les lieux sans difficulté.  De retour au camping vers minuit pour un repos enfin bien mérité.

Hier j’avais six ans, aujourd’hui je ne sais plus quel âge que j’ai.  Ce que je sais c’est qu’il faut profiter de chaque moment qui se présente, comme il se présente quand c’est possible…et… il faut tout faire pour rendre possible les moments imprévus.

Faut croire que les Américains fêtent différemment de nous.  E-T-K encore une fois une expérience inattendue qui rend ce voyage de plus en plus surprenant.