Comment débuter le récit de notre voyage. Je n’ai pas nécessairement le goût de faire du reportage au jour le jour mais il faut quand même que je rédige quelque chose de chronologique et cohérent. Je pense que je vais faire un mélange de tout, sans m’imposer trop de contrainte. Je verrai bien à la fin qu’est-ce que çà va donner.
Nous voilà donc parti, comme prévu, mardi le 15 février pour une première halte à Beloeil. Çà roule bien, pas de problème.
C'est qui qui dort dans le lit de Stella? C'est Grand Papa qui dort dans le lit de Stella. Et il dort bien.
C'est qui qui dort dans le lit de Stella? C'est Grand Papa qui dort dans le lit de Stella. Et il dort bien.
Mercredi 16 février
Mercredi matin passage de la frontière à Champlain. Le douanier américain, avec un beau large sourire, nous indique le chemin …vers le hangar de vérification.
Après dix minutes d’attentes à l’arrêt sans que personne ne vienne nous voir je sors du véhicule pour m’informer de… Je comprends vite que t’es mieux de ne pas t’informer de rien. Ils viendront quand ils seront prêts m’explique-t-on poliment mais fermement. J’ai compris.
Deux gentilles matrones, chaussée de bottes de combat viennent à la fenêtre de l’auto. «Laisser les clefs à l’intérieur de l’auto, donner nous les clefs de la roulotte puis vous deux rentrer dans le hangar on s’occupe de tout nous» disent-elles.
L’une d’elles va chercher un chien renifleur pendant que nous patientons dans la salle d’attente. Comme nous n’avons pas pu être témoin de la fouille on ne peut vous dire si le chien à flairer autre chose que la bouffe à Casieau. Cependant je peux vous assurer qu’une fois de plus nous étions contents de ne pas avoir essayé de jouer aux plus fins avec le poste frontalier. Nous avons repris la route l’âme en paix et le plancher de la roulotte souiller par les traces de pas plein de neige sale et de calcium de la matrone et quelques traces de pas de chien.
Puis nous roulons, roulons en traversant toutes les belles collines jusqu’à ce que vienne le temps de mettre de la gazoline dans mon char.
Un bref arrêt. J’ai pas la berlue. C ’est lui. Garou. Pas le Garou de Sherbrooke, Le vrai Garou. Robert Charlebois. Probablement que c’est la plaque du Québec sur la roulotte à moins que ce soit mon accent «un peu Québécois» quand je parle en anglais mais le v’là tu pas qu’il me dit :
«Demain l'hiver, je m'en fous. Je m'en vais dans le sud, au soleil, Me baigner dans la mer et je penserai à vous en plantant mes orteils dans le sable doux.»
J’en crois pas mes oreilles. Je le croyais snob. Mais le vl’à, comme çà sans raison, sur la route, à l’intention d’un Québécois qu’il ne connaît même pas, qu’il s’amuse comme çà, sans raison. Je réplique. «Je vous laisse "le but du Canadien compté par Jean Béliveau sans aide." Je vous laisse les pieds gelés dans la "slotch", un transfert entre les dents. Je vous laisse mes chaloupes dans le portique, mes mitaines et ma gratte en plastique. Je vous laisse ma paix. Je vous donne ma paix.
Je me pousse en paix avec les canards»
Je lâche un cri à Pauline : « Eh Pauline c’est Robert Charlebois,… monte le son»
Eh oui il nous a réellement accompagné un court moment. Et vous…
Salut Robert, salut. l’hiver.
Jeudi 17 février
Avec 2 000 km de fait nous sommes rendus à Wilmington, en Caroline le bord de la mer. Outre la température de 22 degrés celcius et les nombreux convertibles avec le toit ouvert qui nous dépassent l’intérêt de cet endroit est que c’est l’extrémité est de la route 40. Elle se termine dans la mer sur le bord de l’Atlantique. J’ai été y mettre les pieds.
La route 40 traverse les Etats-Unis d’est en ouest. Elle se termine en Californie à son autre extrémité. «Ad mari usque ad mare» J’irai la voir un jour.
Contente de savoir que vous êtes rendus a la chaleur. Fuir l'hiver c'est bien mais comme le dit Vigneault mon pays c'est l'hiver quoi qu'aujourd'hui on serait cru au printemps journée pluvieuse sur le Québec. Je ne comprends qu'on vous est fouillé mais que veux-tu ca fait parti du jeu et des histoires a raconter. Bonne route soyez prudents et continuer de vous amuser c'est toujours un plaisir de vous lire
RépondreSupprimerCe sera un grand plaisir de vous suivre dans ces nouvelles pérégrinations. Heureusement que tu as pas fait comme Tommy et dire à la douanière que tu avais de fausses armoires dans ton véhicule.
RépondreSupprimerLouise M,